Qui n’a pas ressenti la plus profonde émotion

Qui n’a pas ressenti la plus profonde émotion à l’écoute de chants orthodoxes ou de chants populaires interprétés par un chœur russe ? De tout temps, et plus particulièrement aux XIXe et XXe siècles, les compositeurs russes ont marqué de leur talent la musique occidentale. Or, 2010 célèbre l’année de la Russie en France et de la France en Russie. Les Semaines Musicales de Quimper honoreront ce grand rendez-vous, en particulier avec un événement de première importance, la création, le 7 août en la Cathédrale St Corentin, de « L’Ange Scellé », cantate de toute beauté du compositeur russe contemporain : R.K. Chtchédrine.

Mais un autre thème sera également à l’honneur : L’homme, l’animal et la musique. Des cornes ou des défenses de certains animaux nous avons fait des rhombes, de leurs os des flûtes, de leur peau des tambours. Leurs plumes pincent les cordes des clavecins et que dire des premières cordes !

Mais surtout, l’harmonie de leurs chants, leurs mélodies innombrables, la diversité de leurs cris ont inspiré bien des compositeurs : de « L’oiseau prophète » de R. Schumann, à « L’Oiseau de feu » d’I. Stravinsky, des « Contes de ma mère l’oie » de M. Ravel, au « Cygne » de C. Saint Saens, l’embarras du choix est bien réel.

Enfin, depuis les amours d’Eros et Psyché, chantés par Apulée, le mythe de « La Belle et la Bête » illumine des siècles de littérature.

Aussi, des « Ucelli » baroques (oiseaux), fêtés par La Fenice, au somptueux opéra-comique de A.E.M. Grétry (1741-1813), « Zémire et Azor », proposé par les remarquables « Lunaisiens »,, du « Petit âne blanc » de C. Debussy (G. Caussé et B. Engerer), des quatuors de D. Chostakovitch, N. Medvedovskaya ou S. Prokofiev, les Semaines Musicales de Quimper appareillent sur une insolite « arche de Noé » pour une promenade musicale de la France à la Russie.

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